«RTL Group» – крупнейшая коммерческая вещательная компания в Европе. Она владеет долями акций 42 телеканалов и 32 радиостанций в более чем 10 странах: Франции, Германии, Бельгии, Нидерландах, Хорватии, Венгрии и др. В 2005 году «RTL Group» приобрела 30% акций российского канала REH-TV. В свою очередь 90,4% акций «RTL Group» принадлежат транснациональной медиакорпорации «Bertelsmann» со 167-летней историей.
RTL (Radio française) – самая популярная «универсальная» радиостанция во Франции. Была создана в 1931 году в Люксембурге под названием «Radio Luxembourg». В 1964 году прекрасное техническое оснащение делает «RL» одной из самых мощных радиостанций мира.
В 1966 году французский предприниматель и политический деятель Жан Прувост преобразовывает «RT» в «Radio-Télévision-Luxembourg». Концепция радио становиться более современной, прием более доступным, а содержание охватывает интересы разнообразных слушателей. – «RTL» становиться массовой. С 1986 года «RTL» охватила в техническом смысле всю Францию. С начала 1980-х годов эта радиостанция удерживает наибольший процент французской аудитории. С 2005 года «RTL» можно слушать в Интернете.
- логотип «RT» 50-х годов
- логотип «RTL» 60-70х годов
- современный логотип
Слоган: «RTL, c'est vous»
Ежедневно «RTL» включает более 6 млн. слушателей. Новостные выпуски с 5 до 9 утра прослушивает около 4 млн.
В ежедневном эфире звучат выпуски новостей (от важных политических новостей до гороскопа), тематические передачи, игры, музыка.
На протяжении 30 лет самой популярной радиопередачей не только «RTL», но и всей Франции остается «Les Grosses Têtes» с бессменным ведущим Филиппом Бюваром.
С 2005 года исполнительным директором «RTL» является Аксель Дюру, директором вещания – Фредерик Жуве. Студии «RTL» расположены в Париже недалеко от Елисейских Полей.
Madeleine Leroyer – correspondante de «RTL» à Moscou:
Pourquoi etes-vous devenue journaliste? C’était un rêve d’enfance?
Pas tout à fait un rêve d’enfance, mais j’y ai pensé quand j’était adolessante. J’ai fait le journal de lycée. C’était sympa, pas beaucoup d’exemplaires et puis il fallait les faire circuler. Et après, c’étaient les rencontres. Je veux dire, que quand j’ai commencé à réfléchir à devenir journaliste, c’était le métier qui avait presque une mauvaise réputation: les journalistes ne voyaient pas la realité, ils se sont fermés dans leurs redaction, ils se sont vendus au pouvoir. Mais j’ai rencontré des autres: simples, sympas, très proches de realité. Quelques personnes formidables m’ont agrandi cette envie. Encore, j’aime l’actualité – c’est l’adrénaline. Mais ce sont les gens et le côté humain qui m’intéressent le plus, j’aime raconter des histoires.
Combien de temps êtes-vous déjà en Russie?
Je suis la nouvelle correspondante. Un mois. Avant je travaillais pour RTL à Paris depuis janvier 2007.
Parlez-vous russe?
Oui, pas courement mais je m’entraîne chaque jour. Je suis toute seule ici: je n’ai pas de traductrice, d’assistante, je fais tout le travail.
Il n’y a pas de service RTL ici?
Non, moi – c’est le service. Le bureau RTL a été fermé il y a 5 ans quand leur dernier bon correspondant était revenu en France. On n’a pas trouvé de remplacant. On travaillaient ici des correspondants plus ou moins stables, plus au moins fiables. Et un jour on m’a proposé. Il ne fallait pas rater cette avanture.
Mais être correspondante en Russie – c’était votre bût?
J’y pensais. Mais je ne pensais pas que ce serait si vite. Je ne suis pas un specialiste de l’Europe de l’est. J’apprenais le russe à l’école.
Quelle est la strategie de RTL?
C’est la première radio généraliste française (c’est à dire - l’information, la musique, le divertissement). RTL reste la radio des reporters. Voila pourquoi j’aime travailler pour eux. Aujourd’hui l’information va très vite. Tout le monde peut l’avoir. Mais RTL reste pour nous le temps pour chercher, approfondir, faire l’exclusivité, faire l’enquête. RTL – ce n’est pas l’usine d’actualité. Et je le merite. Bien sur RTL aime être premier dans l’actualité. Nous donnons l’information «en plus», «à nous».
Quels regards politiques presente RTL?
Les gens disent que c’est droite, plutôt populaire de droite. Mais on presente l’information très honnêtement. RTL traite tous et n’a pas peur que certains sujets soient désagréables pour les lecteures droits ou gauches. J’ai assisté beaucoup de fois aux conférences de la redaction et je n’ai jamais entendu: «C’est droit ou gauche. Tu changes ça parce que ça fait très gauche». S’il y a un evenement, il faut informer.
Il y a dans l’esprit des français beaucoup de clichés à propos de Russie: le terrorisme, l’absence de la democratie, toujours la pauvreté. Vous n’avez pas peur de travailler ici?
Moi non, je n’ai pas peur, je sais pas mal l’image reelle. Pour les correspondant il y a les difficultés administratives enormes, mais la vie et la ville ne sont pas dangereuses. Si tu es très bon journaliste avec des sources sérieuses, tu fais beaucoup de travail d’enquête (mais ce n’est pas le cas de correspondant étranger) - oui, on peut avoir des problèmes ici.
Et des clichés... On ne peut pas dire que les medias français ne sont pas injustes envers la Russie. Mais ils ne traitent pas tout. On parle dee droits de l’homme, de strategie du gouvernement Poutine-Medvedev, des problèmes au Caucase et à Tchetchenie. Je pense que les européens n’ont pas de confiance envers la Russie. C’est le grand intérêt de ma presence ici – ce qu’y pensent des russes, comment ils aperçoivent leurs président et premier-ministre. Je ne crois pas au discours fatalistes sur: les russes ne connaîtront jamais la democratie. Non. Tout le monde a l’envie de pouvoir s’exprimer. C’est à dire que je vote et ce compte.
Un etranger part pour Moscou pour être correspondant. A quoi doit-il se preparer? Quels sont des problèmes, des difficultés, des principes du travail ici?
Moi, je me suis toute seule ici. Aucun confort lié avec fonctionement d’une rédaction. Il faut faire lé côté administratif, matériel, la gestion en plus de travail pur du journaliste.
Les difficultés en Russie – d’entrer dans la système d’acreditation. La burocratie. C’est toujours trés long. Pour travailler vite il faut avoir les contats et le dossier. Si te es correspondant dans un pays on t’imagine comme spesialiste de ce pays. Je suis jeune (j’ai 24) et je viens d’arriver. Mais je veux faire un travail honnête. Alors, quand je n’ai pas d’actualités, je me tache de discipliner pour le dossier. Et bien sur, la difficulté ce que la Russie est un pays enorme.
Et psychologiquement, c’est difficile de travailler dans la société russe?
C’est pas facile de se mettre au milieu de la rue et dire: «Bonjour, je suis journaliste pour la radio française, qu’est-ce que vous pensez..? Bien sûr, les gens ne s’arrêtent pas. En France, à Paris je sors sur la rue avec le micro RTL – tout le monde le sait, reconnaît le logo.
Mais les contats que j’ai fais parmi les russes sont bons et interessants. On a besoin de temps pour gagner la confiance des gens. Essentiel, il faut faire bien son travail. Je crois que les principes du travail du reporter sont mêmes partout.
Quel est votre méthode du travail? Comment vous cherchez l’information?
Je lis presque toute la presse russe, je regarde un peu les dépêches d’agences, puis la radio. La télé russe – ce n’est pas la meilleure source d’information fiable. Mais c’est interessant de savoir ce que la telé dit à propos de tel ou tel sujet. Et puis, cela depend, je vais téléphoner ou chercher, verifier sur le terrain. Maintenant je fais peu de reportages sur le terrain. J’espère de les faire plus, avec les opinions des simples gens.
Et vous donnez des actualités russes ou vous couvrez des sujets constants: la société russe, l’economie ou la politique russe?
Tout. Théoriquement je fais des reportages pour tous les sujets. Maintenent je ne fais que l’economie à cause de la crise.
Qui propose des sujet?
Toutes les deux: la redaction et moi. Ils me telephonent: nous avons besoin de ça vers cette heure. Je propose mes sujets. Mais maintenant, les petits trucs intéressants ne marchent pas. Il y a des actualités dures.
Combien de sujets vous envoyez par semaine?
Habituellement deux-trois.
Alévtina Vokroche